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 Pourquoi, quand, comment ... "faire" de la grammaire dans un cours de FLE ?

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miss nona
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مُساهمةموضوع: Pourquoi, quand, comment ... "faire" de la grammaire dans un cours de FLE ?   الأحد نوفمبر 01, 2009 11:07 pm

Pourquoi, quand, comment ... "faire" de la grammaire dans un cours de FLE ?
lundi 14 février 2005 , par Jean-Claude Rolland

1. Doit-on enseigner la grammaire ?
Combien de locuteurs natifs dans le monde sont-ils effectivement à même de parler de leur langue maternelle ? Et même certains bilingues de leurs langues ? Une très faible minorité.
La grammaire et la langue maternelle peuvent effectivement être déconnectées l’une de l’autre, puisque le bain linguistique en langue maternelle permet d’acquérir inconsciemment une grammaire implicite.
Mais en fait, seul le bébé apprend sa langue maternelle sans se poser de questions métalinguistiques.
L’enfant, l’adolescent et l’adulte, du fait de la scolarisation, établissent forcément des comparaisons lexicales et grammaticales entre leurs langues maternelles et les langues étrangères qu’ils apprennent, et qu’ils apprennent le plus souvent seulement à raison de quelques heures par semaine. L’enseignant ne peut pas décemment laisser son élève faire seul ces comparaisons.
2. Quelle grammaire ? Quelle(s) théorie(s) grammaticale(s) ?
Il y a une grammaire dite "traditionnelle".
Il y a eu des tentatives, dans les années 70, d’importer en grammaire les théories linguistiques structuralistes et génératives.
Il y a eu, dans les années 80, parallèlement aux approches communicatives ou fonctionnelles, des tentatives d’envisager la grammaire plutôt sous l’angle notionnel ou sémantique (cf. Un Niveau-Seuil).
Tendance actuelle : il n’y a plus de dogmatisme en la matière. Il faut prendre chez chacun ce qui semble pertinent, utile, clair. Par exemple, la théorie de l’énonciation (Benveniste) est incontournable en matière d’analyse de discours ou de grammaire de texte. Pour la syntaxe de la phrase, on aura recours aux travaux de Maurice Gross et de son école, etc.
3. La norme
Question fondamentale, celle qui détermine toutes les autres. Elle est preignante non seulement pour les apprenants et enseignants de la langue étrangère mais aussi, et très tôt, pour l’apprentissage même de la langue maternelle :
"Ça ne se dit pas !"
"Ça se dit mais ça ne s’écrit pas !"
"Ça ne se dit que dans telle région, dans tel milieu, ou dans telle circonstance."
Un professeur de FLE non-natif, même très bon en français, s’abrite légitimement derrière Grévisse et les "bons auteurs". Mais un séjour prolongé en France lui fait souvent prendre conscience du fossé entre le français qu’on lui a enseigné et qu’il enseigne, et celui qu’il entend ou même lit autour de lui. Lequel est "le bon" ?
Qu’est-ce que la grammaire d’une langue ? Celle des grammairiens ou celle de la majorité de ses locuteurs ?
Problème des examens.
Réalité de l’existence d’un certain nombre de normes plus véritablement situationnelles (je veux que tu viennes) que linguistiques.
Il n’en reste pas moins qu’il y a des énoncés agrammaticaux inacceptables (* je veux que tu viens) : on ne peut pas parler n’importe comment, dans aucune langue.
Mais, en matière d’apprentisage des langue étrangère, on peut recourir à des énoncés "intermédiaires" (* je voudrais que tu viens) pour sérier les difficultés.
L’oral et l’écrit : c’est vrai qu’il y a des choses qui se disent mais ne s’écrivent pas, et inversement. C’est un fait qu’il faut toujours avoir à l’esprit, qu’on soit enseignant, examinateur, ou correcteur d’épreuves.
Quant aux particularités socio-culturelles fines, elles peuvent attendre : nos apprenants ne sont pas tous appelés à devenir des espions indétectables.
4. Les règles
Vous en avez appris un certain nombre au cours de vos études ; les méthodes que vous utilisez en sont parsemées ; peut-être même utilisez-vous un ouvrage de référence plus ou moins récent pour votre propre gouverne ou celle de vos élèves. Les plus vigilants d’entre vous n’auront pas manqué d’y relever des contradictions, et donc des "règles" qui n’en sont pas, même si elles ne sont que rarement précédées de cet intitulé.
Il faut comprendre les auteurs de méthodes, surtout pour débutants : il énoncent parfois des règles qui, en fonction du niveau d’apprentissage, ne sont que provisoires : des règles ultérieures viendront nuancer, développer, compléter, voire même rectifier ces règles élémentaires.
Il nous appartiendra de vérifier si les règles traditionnelles, ou du moins certaines d’entre elles, sont bien en conformité avec la réalité et l’actualité de la langue.
5. La correction des fautes
Une fois admise la réalité incontournable de certaines normes et de certaines règles, tout apprenant de langue étrangère connaît l’angoisse de la faute, principal facteur bloquant l’expression, et tout professeur se voit placé devant le dilemme classique : faut-il corriger toutes les fautes dès leur apparition pour ne pas les laisser s’installer durablement dans la mémoire de l’apprenant, ou bien les laisser "filer", pour justement ne pas bloquer l’expression ?
Ici comme ailleurs, la réponse est probablement entre ces deux extrêmes. En cours d’apprentissage, il y a forcément des fautes, ou comme préfèrent dire certains, des erreurs, qui sont imputables au fait que le domaine grammatical concerné n’a pas encore été suffisamment approfondi.
On ne saurait en rendre l’apprenant toujours responsable, lui qui, à l’intérieur du système intermédiaire provisoire qu’il s’est construit, croit souvent s’être exprimé convenablement.
Dans le cas contraire, la correction s’impose, sauf, évidemment, si l’erreur est le fait de la majorité des élèves, auquel cas le professeur doit comprendre que les explications, les activités proposées, les révisions, n’ont pas encore été suffisamment bonnes, ou nombreuses, ou les deux à la fois. Quand faute individuelle il y a malgré tout, il reste la possibilité de la "récupérer". Il est bien rare
1. que l’intéressé lui-même ou un autre élève ne soit pas en mesure d’apporter la correction attendue,
2. que ce qui est faute dans une certaine situation ou un certain contexte n’en soit pas dans d’autres, autres situations ou autres contextes que le professeur s’empressera alors de signaler,
3. qu’une faute ne puisse donner lieu à d’intéressantes recherches collectives sur ses origines, qu’il s’agisse d’une interférence avec la langue maternelle ou tout simplement d’une généralisation analogique interne au système de la langue étrangère.
6. La place d’un enseignement grammatical théorique et pratique _ (exercices) : quoi, quand, comment ?
Une réponse partielle à cette série de questions vient plus ou moins implicitement d’être donnée : si, de fait, quand on enseigne une langue, on fait pour ainsi dire de la grammaire "en continu", il n’en reste pas moins que le besoin se fait régulièrement sentir de s’accorder – et d’accorder aux apprenants - "une pause grammaticale".
Il est en effet un certain nombre de domaines de la grammaire française sur lesquels tous les étrangers butent, et ces domaines sont souvent ceux que les grammairiens et linguistes français ont eux-mêmes du mal à élucider. Il s’agit essentiellement des problèmes de l’article, des temps verbaux, des substituts du groupe nominal objet, et des constructions verbales ou adjectivales.
C’est périodiquement, en cours d’apprentissage, qu’il faut interrompre au moins pendant une heure les activités prévues par la méthode pour faire le point sur les observations relevées çà et là dans ces domaines, ou dans d’autres.
Les professeurs les plus férus de grammaire auront du mal à résister à l’envie de faire franchir d’un bond à leurs élèves cette étape préalable à l’énoncé de la règle qu’est l’observation.
Les professeurs les plus linguistes - notez la différence ! - feront preuve de plus d’humilité et de plus de patience, sans doute aussi de plus de curiosité, à l’égard des solutions originales, inattendues, proposées par leurs élèves.
7. Les exercices
Après la théorie, la pratique, pour tester la théorie, et pour commencer à l’imprimer dans les mémoires.
Les auteurs de grammaire font généralement suivre leur ouvrage théorique d’un manuel d’"exercices" (= "activités", ou forme d’évaluation).
Les meilleurs exercices de grammaire en FLE [1] n’ont pourtant pas été précédés mais suivis, dix ans plus tard, d’une grammaire [2] . Leurs qualités : inspirés par la pratique de la classe de FLE, ancrés dans l’actualité par les thèmes abordés, attrayants par l’humour des textes et des dessins, variés, originaux, - même s’il y a les inévitables exercices à trous -, ils cernent bien le thème grammatical traité.
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Aitssi
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مُساهمةموضوع: رد: Pourquoi, quand, comment ... "faire" de la grammaire dans un cours de FLE ?   السبت مايو 15, 2010 8:37 pm

merci
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aziz910
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مقر العمل : باب تازة

مُساهمةموضوع: رد: Pourquoi, quand, comment ... "faire" de la grammaire dans un cours de FLE ?   الجمعة يوليو 02, 2010 1:47 am

شكرا على المساهمة القيمة...بارك الله فيك
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Pourquoi, quand, comment ... "faire" de la grammaire dans un cours de FLE ?
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